Le réseau de proximité qui vous suit dans votre vie d’artisan en Nouvelle-Aquitaine
Le réseau de proximité qui vous suit dans votre vie d’artisan en Nouvelle-Aquitaine
Publié le
Motivée et audacieuse, Virginia Grubert a fait de sa précédente carrière dans l'événementiel un atout dans sa nouvelle vie de chef d'entreprise. À la tête de la Brûlerie des Graves, à Noaillan, celle qui a récemment été labellisée « Artisans Gourmands » par la CMA multiplie les canaux de commercialisation originaux et se plaît à faire découvrir des cafés d'exception.
Bourlingueuse et curieuse, Virginia Grubert a d'abord fait un bout de chemin dans l'événementiel : dix ans dans l'agence Côte Ouest à Bordeaux, « aux manettes de tous les grands événements de la ville », puis à Limoges sur un événement dédié au design numérique… À la faveur d'un tirage au sort, elle obtient un PVT (permis vacances-travail) et s'envole à 35 ans, « pile en limite d'âge », vers le Canada où elle enchaîne expériences dans le cinéma, puis dans la vente de fromages et de paniers de fruits aux entreprises. À son retour en France, elle rempile pour trois ans dans une agence de communication avant que le Covid ne la pousse au chômage technique durant 14 mois. « J'ai mis à profit cette période pour réfléchir à mon avenir. Je voulais depuis longtemps créer ma propre entreprise, sans transiger sur ma vie personnelle », explique-t-elle. Elle s'envisage chocolatière mais les signaux sont alors au rouge : CAP obligatoire, stages en entreprise, financement pour l'outillage et le laboratoire de production… « Le parcours me semblait long et coûteux. Et je me voyais mal démarrer seule, avec si peu d'expérience. Bref, sur le chocolat : tout bloquait ! » Alors que le café… « Une amie torréfactrice m'a rappelée que les deux étaient initialement des graines qui pouvaient se travailler, se transformer, se sublimer… »
Séduite, elle creuse le sujet, travaille son business plan et se fait accompagner par la CMA pour monter le budget prévisionnel qui sera soumis aux banques. « Une étape indispensable pour pouvoir démissionner tout en m'ouvrant des droits au chômage durant deux ans. » L'entreprise créée, soutenue par une subvention de la Région et un prêt à taux zéro d'Initiative Gironde, Virginia met à profit son ancienne vie, « pour voir si je valais ce que je pensais » : création pure de la marque « La Brûlerie des Graves », du site Internet, des étiquettes… « Quand j'ai obtenu le label Artisans Gourmands, en 2025, j'ai même réalisé mon propre communiqué de presse ! Mon parcours précédent m'a également donné de bonnes bases en matière de gestion de projet », reconnaît-elle. Installée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR), dans une extension de son domicile, Virginia a façonné une entreprise « hybride », lui offrant une grande liberté de mouvement. « En revanche, côté gestion des horaires, c'est un peu loupé mais, au moins, je travaille pour moi désormais. »
La dirigeante a effectivement fait le choix de n'ouvrir son atelier boutique que sur rendez-vous et de livrer ses cafés, mais également d'autres produits locaux, directement sur le lieu de travail de ses clients. Elle fournit aussi de nombreux restaurants, bars, centres sociaux, cafés associatifs ou encore Amap. « Quand les entreprises freinent leur activité, en période estivale, je participe à des marchés gourmands ou des festivals lors desquels je propose des cocktails à base de café et de thé. » Virginia a ainsi largement pris goût à ses breuvages (elle se forme régulièrement sur le sujet) et à ses nouvelles fonctions de dirigeante : « Je n'imaginais pas qu'il y aurait tant de casquettes à porter. Pour l'instant, je n'ai pas vocation à grossir. Je me suis juste associée à mon mari qui m'aide beaucoup sur les parties événementielle et commerciale. Bricoleur, il m'a permis de développer un service de reconditionnement à neuf de machines de bar », détaille-t-elle. Une affaire rondement menée.
Plus d'infos : La Brûlerie des Graves – Noaillan (33) – bruleriedesgraves.fr
Un licenciement, une quarantaine qui approche, une petite voix qu'on n'écoute plus… Pour ces 11 artisans de Nouvelle-Aquitaine, le moment de rupture n'a pas été une fin — il a été le point de départ d'une vie choisie. Ingénieur devenu loueur de vélos, directrice commerciale reconvertie en sellière, docteure en pharmacie qui travaille désormais le sable… Leurs parcours n'ont pas grand-chose en commun à première vue. Ce qui les réunit, c'est d'avoir pris leur rêve au sérieux — et de ne pas être repartis les mains vides de leur ancienne vie. La CMA Nouvelle-Aquitaine les a accompagnés pour transformer l'envie en réalité. Aucun ne regrette.
Crédit : ProfessionL
CMA
Antenne CMA
Un ancrage local fort
300
Conseillers pour vous accompagner
37
Points de contact au plus proche de vous