Le réseau de proximité qui vous suit dans votre vie d’artisan en Nouvelle-Aquitaine
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Un artisan peut exercer sous plusieurs statuts juridiques. Pour entreprendre seul, les options sont l'entreprise individuelle (EI, dont le régime de la micro-entreprise), l'EURL ou la SASU. Pour s'associer, on se tourne vers la SARL ou la SAS. Le choix dépend de votre situation : responsabilité, régime fiscal (impôt sur le revenu ou sur les sociétés), protection sociale et niveau de formalités. Aujourd'hui, plus de 50 % des entreprises artisanales sont des entreprises individuelles, suivies de la SARL puis de l'EURL.
Lorsque l'on se lance dans le monde de l'artisanat, l'une des décisions à prendre concerne le choix du statut juridique de son entreprise. Ce dernier déterminera la manière dont vous allez exercer votre activité, mais aussi la façon dont vous serez imposé (régime fiscal), vos obligations légales et votre responsabilité en tant qu'artisan. La première question à se poser est simple : souhaitez-vous travailler seul ou à plusieurs ?
Sommaire
• Le tableau comparatif des statuts
• L'entreprise individuelle (EI)
• La micro-entreprise
• La SARL et l'EURL
• La SASU
• Questions fréquentes
Ce tableau résume les principales caractéristiques de chaque statut pour vous aider à situer celui qui correspond à votre projet.
| Statut | Seul / à plusieurs | Responsabilité | Fiscalité | Protection sociale |
|---|---|---|---|---|
| EI | Seul | En nom propre (patrimoine perso séparé depuis 2022) | IR | TNS |
| Micro-entreprise | Seul (régime de l'EI) | Idem EI | IR (micro-fiscal) | TNS (micro-social) |
| EURL | Seul | Limitée aux apports | IR (option IS) | TNS (gérant) |
| SARL | À plusieurs (2 min.) | Limitée aux apports | IS (option IR) | TNS / assimilé selon gérance |
| SASU | Seul | Limitée aux apports | IS | Assimilé salarié |
IR = impôt sur le revenu ; IS = impôt sur les sociétés ; TNS = travailleur non salarié. La SAS existe également pour s'associer.
L'entreprise individuelle (EI) est le statut juridique le plus classique et le plus couramment choisi par les artisans. Il offre une grande flexibilité et ne nécessite pas de capital social. Ce statut unique pour l'entrepreneur individuel est adapté aux petites structures. Il présente cependant des inconvénients en termes de responsabilité personnelle.
À savoir : l'auto-entreprise (également appelée micro-entreprise) est un régime de l'entreprise individuelle, et non un statut.
Avantages de l'entreprise individuelle
• Facilité de création : les formalités administratives sont simplifiées, ce qui permet de démarrer rapidement votre activité,
• Cumul d'une activité : vous pouvez exercer une deuxième activité professionnelle sous certaines conditions,
• Gestion simplifiée : vous prenez vos décisions seul et les obligations comptables sont moins contraignantes qu'en société (pas de dépôt de comptes obligatoire),
• Choix du régime : il est possible d'opter pour le régime de la micro-entreprise,
• Séparation du patrimoine : depuis le 15 mai 2022, votre patrimoine personnel est séparé de votre patrimoine professionnel et donc préservé.
Inconvénients de l'entreprise individuelle
• Responsabilité personnelle : même si votre patrimoine personnel est protégé depuis le 15 mai 2022, votre entreprise étant créée en nom propre, sans personnalité morale, c'est votre personne qui est directement responsable des actes de l'entreprise,
• Charges sociales : des cotisations sociales minimales sont obligatoires même sans chiffre d'affaires (sauf en micro-entreprise), ce qui peut entraîner des charges élevées en début d'activité.
Les obligations de l'entreprise individuelle
L'immatriculation au Registre National des Entreprises (RNE) est une étape obligatoire pour exercer une activité artisanale. L'entrepreneur individuel doit également déclarer son chiffre d'affaires et s'acquitter des cotisations sociales correspondantes.
La micro-entreprise, également connue sous le nom d'auto-entreprise, est destinée aux petites activités et séduit de nombreux artisans.
Les avantages de la micro-entreprise
Son régime fiscal simplifié permet une gestion des impôts moins complexe. Les charges sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d'affaires : cette flexibilité est particulièrement bénéfique pour les artisans en démarrage, car elle limite les charges lorsque les revenus sont encore modestes.
Les limites de la micro-entreprise
La micro-entreprise est soumise à des plafonds de chiffre d'affaires annuel. Lorsque ces plafonds sont dépassés, un changement de régime est nécessaire.
Les obligations de la micro-entreprise
L'immatriculation au Registre National des Entreprises est obligatoire pour exercer légalement. La micro-entreprise doit par ailleurs se conformer à des obligations comptables allégées, ce qui simplifie la gestion administrative de l'activité.
La Société à Responsabilité Limitée (SARL) est un choix idéal pour créer une activité familiale. C'est également le statut qui convient le mieux pour créer une entreprise dans le BTP. L'EURL est une SARL constituée d'un seul associé : elle répond donc aux mêmes règles que la SARL.
La SARL est gérée par deux associés minimum et est très appréciée des clients et partenaires financiers, car elle offre une image plus professionnelle et solide que le statut d'indépendant.
Les avantages de la SARL
La responsabilité des associés est limitée à leurs apports. La SARL offre aussi la possibilité de choisir son mode d'imposition : impôt sur le revenu (IR) ou impôt sur les sociétés (IS).
Inconvénients de la SARL
La gestion d'une SARL est très encadrée par la loi et implique des formalités administratives plus lourdes que d'autres statuts. Les bénéfices sont soumis à l'impôt sur les sociétés (IS), et le processus de décision peut être plus complexe, car il nécessite la consultation des associés.
Les obligations de la SARL
La SARL doit tenir une comptabilité rigoureuse et produire des comptes annuels. Elle doit respecter les règles de convocation des assemblées générales et de publication des décisions au Greffe du Tribunal de Commerce dont elle dépend, ainsi que ses obligations fiscales (déclarations, paiement de l'IS).
La SASU est un statut encore méconnu des artisans, qui offre une grande protection du patrimoine personnel. Elle convient aux artisans qui souhaitent se développer et s'associer à d'autres acteurs. Elle peut être constituée d'un associé unique et ne requiert pas de capital minimum.
Avantages de la SASU
La responsabilité est limitée aux apports. Le dirigeant est considéré comme « assimilé salarié » et bénéficie de la même protection sociale que les salariés (hors assurance chômage). La SASU offre aussi une grande flexibilité : l'entrepreneur peut rédiger les statuts selon ses besoins et définir librement les règles de gouvernance.
Inconvénients de la SASU
Les formalités de création sont souvent plus complexes que dans d'autres statuts, ce qui peut engendrer des coûts administratifs plus élevés. La fiscalité est spécifique, avec des bénéfices imposés à l'impôt sur les sociétés (IS).
Les obligations de la SASU
La SASU doit tenir une comptabilité rigoureuse et produire des comptes annuels. Elle doit respecter les règles de convocation des assemblées générales et de publication des décisions au Greffe du Tribunal de Commerce, ainsi que ses obligations fiscales (déclarations, paiement de l'IS).
Choisir le bon statut juridique pour votre activité d'artisan est une décision importante, aux implications durables. L'entreprise individuelle, la micro-entreprise, la SARL (et l'EURL) et la SASU offrent chacune des avantages et des inconvénients spécifiques. Il est essentiel de prendre en compte vos besoins, vos ambitions professionnelles et les contraintes liées à votre activité pour faire le meilleur choix possible. N'hésitez pas à consulter un conseiller de la CMA Nouvelle-Aquitaine : nous proposons également des formations et réunions d'information avec des experts pour vous aider à concrétiser votre projet.
Vous avez un projet dans l'artisanat ? Rendez-vous lors d'une première réunion d'information gratuite pour cadrer votre projet et rencontrer de futurs chefs d'entreprise qui se posent les mêmes questions que vous.
Pour entreprendre seul, trois options : l'entreprise individuelle (EI), qui inclut le régime de la micro-entreprise ; l'EURL (SARL à associé unique) ; ou la SASU. L'EI est la plus simple à créer ; l'EURL et la SASU offrent une responsabilité limitée aux apports.
Si vous souhaitez vous associer, tournez-vous vers la SARL (deux associés minimum) ou la SAS. Ces formes offrent une responsabilité limitée aux apports et une image professionnelle appréciée des partenaires financiers.
C'est un régime, pas un statut. La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est un régime simplifié de l'entreprise individuelle, avec des obligations comptables allégées et des charges calculées en pourcentage du chiffre d'affaires.
L'EURL, la SARL et la SASU limitent la responsabilité aux apports, protégeant le patrimoine personnel. Pour l'entreprise individuelle, le patrimoine personnel est également séparé du patrimoine professionnel depuis le 15 mai 2022.
L'EURL est une SARL constituée d'un seul associé : elle répond aux mêmes règles, mais pour une personne seule. La SARL, elle, réunit au moins deux associés.
La SARL est souvent le statut le mieux adapté pour créer une entreprise dans le BTP, notamment pour une activité familiale, grâce à la responsabilité limitée et à l'image professionnelle qu'elle offre.
*Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif. Pour des conseils personnalisés et pour vérifier leur applicabilité à votre situation, nous vous invitons à contacter votre conseiller CMA.
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La CMA Nouvelle-Aquitaine est le partenaire privilégié des créateurs d’entreprises et leur propose un accompagnement et des conseils sur-mesure pour faire de leur projet un succès.
Elle met en œuvre une offre globale de services performants qui permet aux artisans d’optimiser leur savoir-faire et la compétitivité de leur entreprise.
Elle accompagne les entreprises dans leurs mutations et participe à la promotion et à l’essor de l’artisanat.